La question qui fait débat et qui fait trembler tout le monde en ce moment.
ChatGPT, Mistral, Perplexity, Claude… impossible de passer à côté de ces noms, l’intelligence artificielle est partout. Elle corrige, traduit, produit du texte en un claquement de doigts.
Je ne suis ni Madame Irma ni Nostradamus, et je n’ai pas la prétention de prédire l’avenir, mais une chose est sûre : les métiers de l’édition, et celui de correcteur en particulier, sont en pleine évolution.
Faut-il s’en inquiéter pour autant ? (Vous avez quatre heures…)
Je ne pense pas. Souvenez-vous de l’arrivée (bénie) de logiciels de correction comme Antidote et ProLexis. Ils ont bouleversé nos habitudes en tant que correcteurs. Ils nous ont fait gagner (et nous en font toujours gagner) un temps précieux, ils permettent de sécuriser certaines étapes du travail. Mais ont-ils remplacé le correcteur ? ABSOLUMENT PAS ! Ils sont devenus des alliés précieux, pas des concurrents.
L’IA suit le même chemin.
Elle est capable de repérer des fautes, de proposer des reformulations (et encore), mais elle ne comprend pas la subtilité d’un style, la cohérence d’un récit, ni l’intention d’un auteur. Elle n’a pas l’intuition qui fait la différence entre un texte “correct” et un texte qui sonne juste. En résumé, elle fait correctement son travail si on considère le correcteur comme un simple “chasseur de fautes”. Mais c’est méconnaître toutes les compétences que nécessite notre métier.
C’est là que j’interviens : apporter mon regard humain, critique et sensible qui transforme un texte brouillon, passable, en un texte crédible, fluide et agréable à lire.
✨ En conclusion, l’IA doit être vue pour ce qu’elle est : une aide, au même titre que ProLexis ou Antidote. Un outil utile, certes, mais qui ne remplace pas l’expertise, la sensibilité et l’exigence d’un correcteur.

